« Ce qui embellit le désert, dit le petit prince, c’est qu’il cache un puits quelque part »

Le 13 avril 2019

Nous arrivons le 07 à San Pedro de Atacama (2600m d’altitude) dans le nord du Chili. Au programme, 4 jours pleins de visites du désert d’Atacama. On espère en prendre plein la vue !!!

Nous aurons deux compagnons de route pour notre périple désertique. Tout d’abord l’inénarrable Frédéric, un joyeux luron, toujours le mot pour rire et le sourire aux lèvres. Enfin notre très chère Gisèle : petit 4×4 suzuki qui traverse tous les terrains et toutes les difficultés.

Nous démarrons notre première soirée (le 07) par une visite guidée des étoiles 😉

Le désert d’Atacama fait partie des zones du monde où l’on a une vision du ciel merveilleuse. D’autant plus que dans l’hémisphère sud, on peut voir une partie du ciel tout bonnement époustouflante.

On passe donc 2h de nuit dans le désert par 5°C à suivre les explications d’un astronome (français de surcroît, on retrouve le 2nd degré !). C’est un super moment.

Le lendemain nous partons explorer les lagunes au sud est : Lagunas Miñiques et Miscanti. Bien que nous sommes dans le désert, il y a pas mal de nappes phréatiques dans le sol qui donnent des lacs salés une fois arrivés en surface. Ça donne des décors assez fou. Nous sommes ici aux alentours de 4000m d’altitude et la température le jour avoisine les 30-35 degrés ressentis.

Nous tirons jusqu’au Piedras Rojas, à quelques kilomètres de la frontière argentine. Là ici encore des lagunes salées entourées par des montagnes d’un rouge éclatant.

Nous rentrons épuisés mais émerveillés de notre première journée. Après une brève observation des étoiles (-25°C extérieur en moins d’une heure, c’est violent le désert :p) on part vite se coucher.

Le 09 au matin nous filons vers la Laguna Cejar. C’est encore une lagune salée mais nous pouvons nous baigner dans celle-ci. Au delà de la fraîcheur de la température, il y a plusieurs choses notables. Premièrement l’eau est extrêmement salée, on a du mal à y enfoncer au delà du torse et on y flotte extrêmement facilement. Deuxièmement, la lagune est très peu profonde, jusqu’à un endroit où ça tombe de manière abrupte à -35m, visuellement c’est très impressionnant.

Après ça on explore les Ojos del Salar, deux immenses yeux d’eau salée perdus au millieu de nulle part.

En rentrant à San Pedro pour manger, on se retrouve derrière un petit groupe éclectique de chèvres, moutons, chiens et lamas qui prennent leur temps pour avancer dans les rues. Mais ce sont les locaux, donc on les suit en s’émerveillant de l’instant hors du temps.

L’après-midi on file au nord ouest vers la vallée d’Arcoiris. On s’arrête en route à la Cordillera del Sol, un point de vue superbe sur des roches rouges lunaires.

On continue vers la vallée avec une route plutôt difficile : nous nous croyons en Mongolie à traverser des rivières (merci de tes conseils, Ogna dieu des chauffeurs).

On y arrive enfin, et la récompense est à la hauteur de nos espérances. On se retrouve comme des nains dans une immense vallée pleine de rouge, de blanc, de vert. C’est magnifique.

Sur le retour un croise deux lamas esseulés qui se promènent.

Encore une fois le soir nous rentrons explosés en nous interrogeant sur le fait que sur nos quatres jours de visites, peuvent-il tous être si beaux et fantastiques ???

Le 10, le réveil est dur: 4h30. Mais c’est pour la bonne cause, nous partons pour deux heures de route vers le nord, l’objectif est de grimper à 4300m d’altitude vers les geysers del Tatio, car leur activité s’arrête juste après le lever du soleil.

On avale la route dans des paysages lunaires monstrueux.

Arrivés là-haut, le phénomène de geyser est juste impressionnant !!! Par contre à 4300m d’altitude dans le désert, à 6h du mat, il fait -7°C. Heureusement que les malins d’entre nous se sont mis en pantalons (en short il doit quand même faire un peu froid)

On peut même se baigner dans une source d’eau chaude. Mais le malin en short a aussi oublié son maillot et sa serviette !!! ( On l’applaudit bien fort). Ce sera donc baignade en caleçon.

Sur le retour on découvre un paysage que l’on avait vu que de nuit. Encore une fois : c’est beau !!! On y croise la vallée des cactus, des flamands roses, des renards des sables et plein de lamas.

L’après-midi nous sommes cassés et on s’accorde un aprèm de break.

Le 11, dernier jour de notre location de voiture, on commence dès le matin par visiter la vallée de la lune.

Le paysage est encore une fois à couper le souffle. On se retrouve dans une vallée mi sableuse, mi rocheuse. Et se retrouver entre d’immenses dunes de sable, avoisinant peut-être les cents mètres de haut, et d’immenses arpents rocheux, pas bien plus petit, bah ça impressionne.

Notre dernier après-midi, pensant avoir fait le tour de la question, on se dirige tranquillement vers les Lagunas Escondidas Baltinache pour se baigner une ultime fois dans le désert. Pensant : Rien de fou, après tout on s’est déjà baigné deux fois, rien de neuf.

Que nenni. Après 1h30 de route de terre pourrie (heureusement que Gisèle est là) on arrive devant une série de 7 lacs salés. On nous conseille de monter se baigner dans la dernière, du coup on s’exécute. 30 minutes de marche sur des routes de sel et de pierres tranchantes, sous un soleil de plomb, on ne sait pas ce que l’on va trouver mais on l’aura bien mérité. Et en effet arrivés au septième lac, on prend encore une claque. L’eau est bleue turquoise, au milieu de rien, le sol est recouvert de sel, c’est grandiose. On s’y baigne également. L’eau est encore plus salé qu’à Cejar, et s’y enfoncer relève du défi. En sortant de l’eau on est immédiatement recouvert d’une couche blanche de sel.

Nous rentrons à San Pedro rendre Gisèle et nous fêtons nos 4 jours de rêves autour d’une borgoña (la sangria à la fraise), de pisco sour et d’un chorillana, un genre de Poutine chilienne composée de frites recouvertes de boeuf, de poulet, de chorizo, d’oignons et d’oeuf au plat. C’est méchamment bon !!!

Au final si nous devions résumer ces 4 jours jours en un mot, on dirait bluffant !!! Les paysages sont fous. On se sent en permanence écrasé par l’immensité presque surnaturelle qui nous entoure. Chaque jour à été un émerveillement nouveau, à l’instar de notre expérience du désert de Gobi. Notre rencontre avec Fred a été top. En bref 4 jours merveilleux qui nous ont emplis d’une joie sans limites. Clairement un moment très fort de notre tour du monde !!!!

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