Le dragon atterrit et nos convictions prennent leur envol

le 23 Octobre 2018

Et voilà nous arrivons au Vietnam, après un vol où nous sommes serrés comme jamais (bah ouais, c’est du low-cost vietnamien).

La première chose notable au sujet de notre arrivée au Vietnam, c’est que la famille s’agrandit. Valérie nous rejoint pour les 6 mois à venir !!!! Et elle n’arrive pas les mains vides !!!

Fromages et vin, Tshirt de panda, on a été gâtés !!!

On a d’ailleurs partagé le fromage avec les Vietnamiens qui nous entouraient à ce moment.

C’etait doublement génial, d’une part les voir découvrir le fromage était un plaisir immense pour nous (la petite mimique sur le visage à l’entrée en bouche et le sourire de contentement d’avoir mangé, un peu par défi, un produit nouveau), d’autre part ils nous ont fait découvrir plein de trucs en retour : pomelo, prune et mangue sauce piment, nougat aux cacahuètes, beignets de banane sauce pimentée. Un vrai moment de partage.

Nous découvrons tranquillement Hanoï pendant 4 jours.

Clairement, après la Chine et Taïwan, nous sommes dans un pays asiatique moins riche, bien plus comme on imagine les pays d’Asie du Sud-Est.

Tous les clichés y passent :

Scooter et traffic routier omniprésent ( klaxon à foison)

Ville densément peuplée fourmillante d’activités.

Cuisine street food avec terrasse improvisée.

Marchands et porteurs ambulants en tout genre (y compris coiffeur)

 

Rat farfouillant sur les toits et dans les tas de poubelles omniprésents.

Il s’agit d’une ville sympathique, où il n’y a pas grand chose à visiter, mais les parcs et temples y sont agréables.

Nous profitons donc du temps que nous avons pour nous livrer à de nombreuses expériences.

La première de toutes est l’expérience culinaire. On se régale !!! Tout est génial et dépaysant: les banh mi ( sandwich chaud de viande et de légumes) les soupe phô avec nouilles translucides ou non (bouillon de poule avec coriandre, cacahuètes, soja…), nems, bun cha (porc grillé au barbecue plongé dans un bouillon), le café glacé qui sourit, les noix de coco à siroter au bord du lac, et à gober au vol.

Petit truc marrant, le soir où on a testé le bun cha, on en a trouvé un bien noté sur internet, et quand on a pris le taxi, le chauffeur s’est mit à rigoler. On lui a demandé pourquoi, et il nous a expliqué que c’était pas la première fois ce soir qu’il amenait des clients là bas et qu’il ne comprenait pas, c’était pas top. Et il nous a alors conseillé un autre juste a coté de notre auberge. Bingo : c’était juste trop bon !!!!!

L’expérience n°2 est spirutuelle.

En nous promenant, nous tombons par hasard sur un groupe de personnes, immobiles, semblant méditer. Nous nous arrêtons et prenons la pose, méditer ne nous fera pas de mal. Nous sommes alors abordés par Huy, un jeune Vietnamien, qui nous explique qu’il s’agit du Falun Dafa, un art dérivé du Qigong, et que si nous le souhaitons, il peut nous y initier. Sans perdre une seconde, nous acceptons et passons deux bonnes heures à discuter avec lui et à apprendre les positions et mouvements de base. C’est un moment magique, extrêmement enrichissant. Certains d’entre nous envisagent de continuer la pratique durant le voyage!

Enfin la dernière expérience majeure est celle de la médecine. Nous nous rendons chez le docteur Tran Huong, parlant français et anglais, pour une seance d’un dérivé d’acupuncture. Après nous avoir diganostiqué l’état de nos organes via la mesure électrique des méridiens, elle nous insère sous la peau, via une aiguille, une sorte de mini fil bleu qui doit se dissoudre sous un mois. On verra ce que ça donne mais c’est censé soulager nos tendinites et autres maux.

On a aussi l’occasion de tester les massages. Cette fois-ci, on est sur un mélange de massage des méridiens chinois, massage énergisant thaï et massage avec pierres chaudes balinais. C’est vraiment top.

Au registre des bêtes chelou, on inscrit aujourd’hui le serpent lézard rencontré au bord du lac de l’ouest (qui est au Nord d’Hanoï…).

Et également les mini poulet chocobo

On vous fait grâce des rats, cafards, chats et chiens errants.

Le 22 au matin nous prenons le bus puis le bateau pour deux jours dans la baie d’Halong. Malgré la pluie (présente à chaque étape « merveille du monde » de ce voyage) nous sommes époustouflés par la beauté de ces quelques deux milles îles karstiques au milieu de la baie d’Ha Long (en viet c’est en deux mots et ça signifie dragons qui atterissent).

On a aussi la possibilité de visiter une grotte dans un karst et de monter au sommet d’un autre pour dominer une infime partie de la baie.

Sur le bateau on nous a appris à faire des nems (non frits, des rouleaux de printemps quoi). C’etait super sympa.

C’était clairement deux super jours pleins de beauté. Mais la question du tourisme de masse se pose à nouveau à nous.

On s’était déjà posé la question de l’impact de nos visites sur les locaux, sur notre environnement. Mais ici malgré que l’état soit moins pire que ce que l’on imaginait, on voit tout de même les effets du tourisme : déchets dans l’eau, eau à l’odeur de gazoil, machine touristique ultra huilée etc.

Après discussion entre nous, on arrive à la conclusion simple que nous aimons voyager, découvrir de nouvelles cultures, échanger etc mais nous n’aimons pas être dans l’utilisation et le développement de ce tourisme massif. Donc on envisage de réduire les points que l’on pourrait appeler les points « Google image » que tout bon touriste fait, au profit de temps passé dans la vie locale et dans le partage (prendre des cours de cuisine avec des locaux nous tente énormément par exemple). Que l’on se comprenne bien, ça veut pas dire ne plus faire aucun lieu touristique, mais simplement se raisonner vis à vis de nos convictions personnelles sur le voyage.

Demain nous partons vers l’ancienne capitale imperiale : Hué.

10 commentaires

  1. Voila mon petit moment de bonheur à lire et visionner les photos de vos aventures. On compte sur vous pour déguster de bon petits plats à votre retour 😃. Surtout que la cuisine asiatique est top. Bonne continuation à tous les quarrés.je vous embrasse fort 💋

  2. Y’a pas à dire, même sous la flotte vos photos rendent jaloux sans problème, mais je vous comprend bien de vouloir sortir un peu des sentiers battus, quitte à rater des jolies photos 😉
    En tout cas, ça fait plaisir de voir que vous vous éclatez toujours !

  3. Intéressant, moi je dirais que vous faites marcher l’économie locale, et qu’au final vous contribuez à l’entretien des sites que vous visitez, à leur restauration et qui vous permet de les contempler aujourd’hui. Le réel problème ne serait t’il pas l’incivisme des touristes en général ?

    1. A titre personnel, je te dirais qu’il fait différencier deux problématiques : celle du touriste et celle de son encadrement.

      En effet pour le touriste, il est évident que les actes d’incivilités sont des actes purement personnels de chacun et que tu n’as évidemment pas d’actions sur ce que fait les deux milles milliards d’autres touristes. Tu n’as de poids que sur tes actes à toi.

      En revanche concernant l’encadrement, on parle bien dans cet article de tourisme de masse. Pour aller un peu plus loin: pour recevoir, loger , deplacer et occuper les deux milles milliards de touristes, il est alors nécessaire de construire en masse. Ceci génère une pollution majeure (visuelle commme environnementale) de ces lieux si enchanteurs. Ajouté a cela tu as également le fait que principalement quand tu fais ce genre de lieux ( et c’est ultra vrai pour ha long notement) tu es dans la quasi obligation de prendre des tours ( journée ou plusieurs jours) qui n’enrichisse pas franchement les locaux 😉

      Dans la réflexion vient également peser le fait que ce que nous aimons avant tout dans le fait de voyager, c’est de partager et de rencontrer d’autres cultures et modes de vie. Sur le bateau, nous étions 16 : 4 français, 8 espagnols et 4 américains…
      Pour l’exemple, on a été plutot choqué quand le guide nous a montré des bateaux plus petit en nous disant: ne vous inquiétez pas, notre bateau sera plus grand, ça c’est les bateaux pour touristes vientamiens et chinois pauvre.
      Quelque part tu te sens un peu la vache que leur système de tourisme trait 😉

      En conclusion de cette réponse déjà bien trop longue, je dirais qu’il y a des tonnes de façon d’assouvir son envie personnelle de voyage. De notre côté, nous ressentons moins le besoin de voir une maximum de points et de faire un maximum de truc , que celui de partager un maximum d’expériences et d’échanges culturels 😉

      Ralph

  4. Je suis d’accord avec Christophe !!! sauf que le problème ne vient pas uniquement des touristes mais aussi des compagnies locales qui voulant faire toujours plus d’argent accentuent cette situation , par exemple dans la baie d’Halong, le nombre de bateaux pourrait être limité, les personnes qui jettent des déchets dans l’eau pourraient être verbalisées, etc…
    De plus en général les plus beaux sites sont malheureusement souvent ceux les plus fréquentés et c’est dommage d’avoir fait tous ces kilomètres et de passer à côté….
    Bonne route et gros bisous

    1. Oui nous trouvons dommage également de passer a côté :/

      Et il est exclu d’arrêter de visiter a cause de cela. Nous sommes juste dans une reflexion et une volonté d’agir, de s’adapter selon nos convictions.

      Nous acceptons facilement de renoncer a certaines choses qui ne nous semble pas incontournable ( même si ça nous intéressait de prime abord) au profit de nos convictions au sujet du voyage :c’est le cas de mui ne et de nathrang par exemple au Vietnam.

      Pour le parallèle, Je suis convaincu qu’un très grand nombre de végétarien n’est pas végétarien parce qu’ils n’aiment pas la viande, mais pour leurs convictions au sujet de la condition et du traitement des animaux. Comme quoi les convictions c’est souvent une affaire de renoncement.

      Ralph

  5. C’est super que Valérie vous ait rejoint.
    Le princIpal est que vous puissiez profiter au maximum des moments que vous vivez.
    Et bien entendu… puisque vous allez apprendre à cuisiner plein de trucs… il faudra vous mettre aux fourneaux en rentrant pour nous faire découvrir en live ce que vous aurez apprit 🙂
    plein de bisous à tous

  6. Hanoi n’a pas l’air d’avoir trop changé ,lol ,toujours autant de monde et de saleté ,je me souviens plus des cafards que des rats mais punaise l’hygiéne ,on bouffait dans la rue sur des minis tabourets en plastique ,pas cher ,oui c’est clair et bon mais punaise fallait pas regarder comment ils cuisinaient ,lol mais on prenait que du cuit .
    La baie d’Halong : une des plus belles destination que j’ai vu mais pas aussi touristique à l’époque ( il y a 8 ans maintenant ) ,je sais que c’est envahi et sale ,c’est dommage .
    Les bestioles bizarres je m’en souviens pas ,peut être le changement climatique depuis ? mdr
    Faites gaffe à vos intestins quand même ,bizzz

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